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Prédication : Dimanche 13 juin 2010Ephésiens 2/17-22
17 Il est venu annoncer comme une bonne nouvelle, la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches; 18 car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans un même Esprit.
19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu. 20 Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. 21 En lui, tout l’édifice bien coordonné s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. 22 En lui, vous aussi, vous êtes édifiés ensemble pour être une habitation de Dieu en Esprit.
Quelle bonne nouvelle nous est annoncée ce matin !
Ce passage de l'épitre aux Ephésiens tombe à pic me semble-t-il. Nous sommes réunis aujourd'hui dans un contexte quelque peu particulier. Ce contexte particulier est celui d'un culte dans une paroisse. Un certain nombre de personnes qui se réunissent bizarrement le dimanche matin. Pour des raisons diverses d'ailleurs. Certains viennent pour retrouver des amis, des connaissances ou des proches. D'autres viennent pour trouver des réponses... encore faut-il avoir les questions. Et d'autres encore, viennent pour s'échapper quelque peu du quotidien. Bon, ceux qui viennent pour échapper au TéléFoot auront des temps difficiles avec la coupe du monde. Mais ceux-là sont beaucoup plus rares... Mais peu importe les raisons, car elles sont nombreuses, nous sommes réunis ce matin. Ensemble ! Certaines personnes ici-même ont été étrangères à une époque. Une époque plus ou moins lointaine d'ailleurs. D'autres, ont été des gens de passage et sont finalement restés. Ici, il se passe des rencontres. Et de ces rencontres, il s'est passé quelque chose. Quelque chose est resté et ce quelque chose ne partira jamais. De ces rencontres, ont peut-être découlé des peines, des douleurs ou du chagrin. Mais de ces rencontres, il y a aussi eu de grandes joies, de beaux souvenirs. Et je crois qu'aujourd'hui, je peux dire sans crainte : Voilà une grande famille ! La famille, c'est bien. C'est bien car nous pouvons nous définir grâce à elle. Nous recevons dès notre naissance une identité. Nous avons grâce à la famille des gens avec qui grandir. Des gens avec qui nous avons un lien qui ne peut se briser. Certes, il y a des cas où les liens sont difficiles. Des disputes, des moments où on préfèrerait peut-être une autre famille. Pourtant, qu'on le veuille ou non, le lien, bon ou mauvais est là. Qu'il doit être difficile de grandir sans lien avec personne. Cependant, dans toute famille, il y a une difficulté. Une difficulté qui sera plus ou moins importante. Cette difficulté dont je parle, est celle de trouver sa place au sein de cette même famille. Il y a toujours comme une sorte de compétition dans une famille. C'est bizarre, car il n'y a pas de médaille à gagner. Et si gain il y a, le tribut à payer est souvent important. Ce passage de l'épitre aux Ephésiens nous parle clairement de la place que nous avons au sein de la famille. Mais pas seulement de la place des membres d'une même famille comme celle dans laquelle nous sommes nés. Non, il nous parle d'une famille bien plus grande. Il nous est d'ailleurs impossible d'en estimer la grandeur. Il nous parle de la place des membres de la famille de Dieu. Des saints... Et d'ailleurs, ici, je ne vois que des saints ! Mais attention, il ne faut pas se méprendre, le saint n'est pas celui qui est parfait. Ce n'est pas celui qui n'a aucuns défauts. Et c'est peut-être même tout l'inverse. C'est peut-être justement celui qui les reconnaît. Il ne faut pas comprendre le mot ainsi. Le mot saint tel qu'il est utilisé dans ce passage est plutôt à comprendre comme un nom de famille. Le nom de famille de la famille de Dieu. Et comme chacun d'entre nous nous portons un nom de famille qui nous est propre, nous portons également celui-ci. Ainsi, le saint est celui qui appartient à la famille de Dieu. Et Jésus nous a rappelé que nous sommes membres de cette famille et qu'une place nous y est reservée. Et c'est parce que nous appartenons à la famille de Dieu que nous pouvons marcher en paix. Mais attention, marcher en paix ne veut pas dire que nous pouvons sautiller dans tous les sens et ne pas regarder où nous allons. Non pas du tout. Marcher en paix ce n'est pas forcément facile. Il y aura toujours une embuche sur le chemin pour perturber cette paix. Mais marcher en paix, c'est témoigner de la paix que nous avons reçu. Car tous n'ont pas encore compris qu'ils peuvent marcher en paix. Et je pense que le culte que nous célébrons ce matin est également un grand témoignage de tout ceci. Un témoignage qui ne se fait pas sans chutes, sans angoisses ni sans difficultés. Mais malgré cela, il y a toujours comme un fil qui sait maintenir une certaine cohésion. Alors réjouissons-nous de cette bonne nouvelle. Réjouissons-nous de cette paix car elle est donnée sans contrepartie à tous. Amen. Benjamin Buchholz |
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Paroisse protestante de la confession d'Augsbourg d'Alsace et de Moselle
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